mercredi 18 mars 2026

APPANAH, Natacha - Le ciel par-dessus le toit

Le ciel par-dessus le toit par Appanah
Phénix, mère de famille au passé douloureux, élève seule ses enfants avec froideur et distance. Sa fille Paloma quittera le domicile dès qu’elle le pourra. Loup, le cadet, décide un jour de prendre la voiture pour retrouver sa sœur et provoque un accident qui lui vaut d’être enfermé dans une prison pour enfant. La mère et la fille vont devoir reprendre contact pour libérer Loup.«Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, 
même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs. Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.»
Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de Nathacha Appanah vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames. 

dimanche 15 mars 2026

BEN JELLOUN, Tahar - La mariage de plaisir

Le mariage de plaisir par Ben Jelloun
Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de Fréquenter les prostituées. On le nomme «mariage de plaisir». C’est ainsi qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse Temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien. Puissante saga s’étalant sur trois générations entre Dakar, Fès et Tanger, Le mariage de plaisir est aussi un grand roman d’amour.

jeudi 12 mars 2026

SALINGER, Jerome David - L'attrape-coeurs

L'attrape-coeurs par Salinger
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Écrit à la première personne, L'Attrape-cœurs relate trois jours dans la vie d'Holden Caulfield. L'adolescent est exclu de son lycée Pencey Prep à la veille des vacances de Noël et erre seul dans la ville de New York.
Holden Caulfield évoque ses relations avec ses camarades de Pencey, en particulier Stradlater et Ackley, qu'il qualifie de superficiels. Après avoir été renvoyé du lycée, il fait rapidement ses bagages et quitte son internat dans la soirée. Il décide de ne pas regagner directement l'appartement familial et prend un train pour New York où il réserve une chambre dans un hôtel sordide, Edmont Hotel. Il rencontre trois jeunes filles de Seattle (« trois filles plutôt moches », selon lui) dans un bar et passe la nuit à danser. Caulfield invite une prostituée dans sa chambre et discute avec elle, préférant ne pas avoir de rapports sexuels. Il la paye pour la remercier de lui avoir accordé du temps. La prostituée, Sunny, revient plus tard lui réclamer davantage d'argent. Holden refuse et reçoit un coup violent à l'estomac de la part d'un proxénète.
Le jeune homme passe deux jours en ville, largement caractérisés par l'ivresse et la solitude. Dans un musée, il compare sa vie à celles des statues, qui sont figées et ne changent jamais. L'adolescent est effrayé et angoissé à l'idée de devenir adulte. Il se pourrait que ses doutes aient, en partie, été causés par la mort de son frère, Allie.
Holden Caulfield retourne en cachette et sans faire de bruit chez ses parents pour prendre des nouvelles de sa petite sœur Phoebe, « une petite crevette » de 10 ans qui se trouve être la seule personne qu'il aime littéralement et avec qui il peut communiquer aisément. Le sens du titre est donné dans ce chapitre, lorsque Holden et Phoebe parlent du poème de Robert Burns, Comin' Thro' the Rye. L’adolescent s'imagine dans un champ de seigle avec des milliers de petits « mômes ». Il est au bord d'une falaise et doit empêcher les enfants de tomber, s'ils courent sans regarder où ils vont ou s'ils s'approchent trop près du vide. Il serait « l'attrape-cœurs »[3]. Ce rêve est interprété comme un désir d'empêcher les enfants de grandir, Caulfield considérant les adultes comme des êtres faux et corrompus (le mot phony est utilisé de nombreuses fois dans la version originale du livre).
Holden Caulfield rend ensuite visite à son ancien professeur d'anglais, M. Antolini, qui lui propose de rester chez lui pour la nuit. Ils bavardent tous deux durant un long moment, le professeur donnant des conseils à l'adolescent sur la façon de mener sa vie et de poursuivre des études. Mais durant la nuit, Caulfield se réveille brusquement et surprend M. Antolini en train de lui caresser la tête d'une façon qui lui semble « perverse ». Il quitte alors précipitamment l'appartement du professeur. Il se demande plus tard si son interprétation du geste de M. Antolini n'était pas exagérée.
Caulfield cherche à s'enfuir vers l'ouest et confie son projet à Phoebe, qui insiste pour partir avec lui, peu importe où il ira. Il refuse de l'emmener, se rendant compte que lui-même ne pourra pas le faire. Ils vont ensuite au zoo ; Holden regarde sa petite sœur sur un manège, admiratif et nostalgique à la fois. À la fin du livre, Holden ne veut pas parler de son présent, le trouvant sans importance. L'adolescent âgé de 17 ans se trouve dans un hôpital psychiatrique (il explique qu'il est tombé malade et parle du « psychanalyste qu'ils ont ici »). Il précise qu'il entrera dans un nouveau lycée à l'automne, et avoue que les personnes qu'il a citées dans le roman lui manquent.

mercredi 4 mars 2026

BOUYSSE, Franck - Grossir le ciel

Grossir le Ciel par Bouysse
Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C’est là qu’habite Gus, un paysan entre deux âges solitaire et taiseux. Ses journées : les champs, les vaches, le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. La compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C’est aussi le quotidien d’Abel, voisin dont la ferme est éloignée de quelques mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, l’abbé Pierre disparaît, et tout bascule : Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent.
Un suspense rural surprenant, riche et rare.

mercredi 25 février 2026

APPANAH, Natacha - Tropique de la violence

Tropique de la violence par Appanah

Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

samedi 21 février 2026

LAFON, Marie-Hélène - L'histoire du fils

Histoire du fils par Lafon
Le fils, c’est André. La mère, c’est Gabrielle. Le père est inconnu (Paul, avocat parisien). André est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et son mari Léon. Il grandit au milieu de ses cousines. Chaque été, il retrouve Gabrielle qui vient passer ses vacances en famille. Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, Histoire du fils sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.

mercredi 18 février 2026

CAPOTE, Truman - Petit déjeuner chez Tiffany

Petit-déjeuner chez Tiffany par Capote
Holly Golightly adore traîner chez Tiffany, parce que tout y est beau. Holly au pas léger, gracile comme un songe, comme une Audrey Hepburn moulée dans une robe noire devenue légendaire, traverse l'existence telle un chat qui, n'ayant pas de nom, s'en invente un.De son passé de Lulamae, il lui reste pourtant quelque chose de plus profond que la frivolité qu'elle affiche avec impertinence, une absence de lest qui conduit à une existence de courants d'air.
Jusqu'au jour où, des années après la disparition de la gosse, une photo vient raviver le souvenir de sa voix rauque et de sa silhouette de vent dans la mémoire du narrateur, qui lui fournira un hommage littéraire en guise de racines.

Suivi de 3 autres nouvelles :
La maison de fleurs
La guitare de diamants
Un souvenir de Noel

APPANAH, Natacha - Le ciel par-dessus le toit

Phénix, mère de famille au passé douloureux, élève seule ses enfants avec froideur et distance. Sa fille Paloma quittera le domicile dès qu’...