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vendredi 31 décembre 2021

SEMAN, Miguel A. - Le musée des rêves

Lorsqu’il est contacté par Mendívez, un homme qui se prétend incapable de rêver, Rodolfo se dit qu’il va pouvoir se faire un peu d’argent, Mendívez lui proposant en effet d’acheter ses rêves. Mais vendre ses rêves n’est pas anodin et Rodolfo finit par se demander ce qui se cache derrière cet étrange commerce. Il découvre alors l’existence d’un groupe clandestin dont les membres se préparent pour « le jour de tous les rêves » lors duquel ils comptent renverser le régime dictatorial qui plonge le pays dans les ténèbres.
 
 
Poétique et envoûtant, Le Musée des rêves interroge les possibilités de résistance dans une société où règne l’arbitraire et où prospèrent les petits collaborateurs d’un régime dont la violence n’épargne personne. Roman magistral sur la mémoire, l’imagination et le pouvoir des livres, ce texte s’adresse aux légions de rêveurs qui ont soif de liberté, d’amour et de folie.

lundi 19 décembre 2016

AIRA, César - Le congrès de littérature

César est écrivain. Il vit essentiellement de ses traductions mais mène également une vie secrète de savant un peu fou. Le livre s’ouvre sur l’énigme séculaire du « Fil de Macuto », que César résout avec succès. Il se rend ensuite au Venezuela, où il est invité à participer à un congrès de littérature dans la petite ville de Merida. Sous des abords inoffensif, il dévoile en réalité le plan démoniaque qu’il a en tête pour dominer le monde: cloner l’ADN de l’écrivain mexicain Carlos Fuentes dans le but de créer une armée de sujets soumis et belliqueux. On ne sait comment il comptait s’y prendre précisément. Dans les faits, il va cloner une cellule, non pas de Fuentes, mais de sa cravate en soie. Des milliers d’asticots de soie bleu électrique se répandent ainsi dans la ville de Merida… Dans un monde onirique, peuplé d’images et de métaphores, le lecteur évolue à la lisière du réel, jusqu’à l’apothéose psychédélique du dernier chapitre. Cette belle parabole de la création littéraire offre une échappée flamboyante dont ses idées sur l’écriture et la traduction ne sortiront pas exemptes. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Le Congrès de littérature n'a rien d'un texte théorique. César Aira met en abyme ses réflexions sur la création littéraire dans un récit ironique, baroque.Plus qu'un roman-manifeste, il s'agit d'un précieux témoignage de ce que l'imagination littéraire représente aux yeux de César Aira. On y retrouve les composantes les plus attachantes de son oeuvre : son art de la scène croquée sur le vif et de l'embardée digressive, l’impression d’aller dans une « fuite en avant » sans que jamais ne se rompe le fil de la continuité narrative, tendu avec virtuosité. César Aira est né à Coronel Pringles, dans la Province de Buenos Aires, le 23 Février 1949. Il réside à Buenos Aires depuis 1967, dans le quartier de Flores. Romancier, nouvelliste, essayiste, dramaturge, traducteur, il a publié à ce jour une quarantaine de livres. Comme beaucoup d’intellectuels argentins, il est polyglotte et a lu les romans d’aventure et les grands auteurs français, langue qu’il parle couramment. À 14 ans, il découvre Proust et vénère Rimbaud. Après la disparition de Roberto Bolaño, il est considéré comme l’un des écrivains sud-américains les plus importants. L’absurde, voire le fantastique que l’on retrouve dans l’oeuvre d’Aira ne sont pas sans rappeler l’univers de Copi.

ENARD, Mathias - Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs

Pour les besoins d'une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-S...