samedi 23 septembre 2017

LETTY, Yannick - L'ombre de Bergen

Décembre 2014. Il fait nuit, la neige commence à tomber. Dans son bureau surplombant les quais de Bergen, Kristian se bat contre un ennemi invisible… Depuis plus de trente ans, il a été obligé de nier son identité pour usurper celle d'un autre. Mais aujourd'hui la situation est devenue insupportable. Le mensonge éclate. Comment pourrait-il faire face ? Comment retrouver ce passé qu'il a mis tant de soin à oublier ? Depuis des jours, il tente de reconstruire sa vie en faisant ressurgir de sa mémoire des souvenirs enfouis. Pourtant il s'interroge sur leur exactitude, sur leur vérité et, par-là, sur la réalité même de son existence. Qui est-il vraiment ? Celui dont il a pris l'identité ou celui qu'il était sur son acte de naissance jusqu'à cette usurpation ? Ce chef d'entreprise spécialiste de plongée en conditions extrêmes, ou cet assassin qui rôde la nuit dans les rues de la ville ? Sa quête ne fait que commencer quand soudain, un événement dramatique le précipite au cœur des accusations les plus terribles. Sa raison bascule, tout dérape…

mardi 19 septembre 2017

Revue des Deux Mondes - Juillet/Août 2017

Juillet/Août 2017







Éditorial

Valérie Toranian — Quand l’amour change le cours de l’histoire

Dossier : Quand l'amour change le cours de l'histoire
Valérie Toranian — Jean d’Ormesson. « Nous aimons ces feuilletons amoureux qui pimentent la vie politique »

François Laroque — Les amants du Nil : Antoine et Cléopâtre selon Shakespeare

Clara Dupont-Monod — La guerre sans amour

Cédric Michon — Henri VIII et Anne Boleyn, un séisme religieux

Catherine Valenti — Henri IV et Charlotte de Montmorency : une nouvelle guerre de Troie ?

Jean-Christian Petitfils — Louis XIV, les femmes et le pouvoir

Valérie Toranian — Emmanuel de Waresquiel. « Les révolutionnaires ne supportaient pas le pouvoir des femmes de la noblesse »

Sébastien Lapaque — Eugénie les larmes aux yeux

Jean-Yves Le Naour — Henriette et Joseph Caillaux : presse, politique et vie privée

Claude-Catherine Kiejman — Eleanor Roosevelt, First Lady of the World

Jean-Pierre Naugrette — Wallis Simpson, femme fatale ?

Littérature
Érik Orsenna — La Fontaine. Une école buissonnière

Marc Fumaroli — La révolution de 1789 dans l’histoire et la littérature française de 2016

Michel Delon — Germaine de Staël intempestive

Sébastien Lapaque — Retour à Tipasa

François de La Mothe Le Vayer — De la patrie et des étrangers

Études, reportages, réflexions
Xavier Darcos — Discours sur la vertu

Ulrich Drüner — Wagner affabulateur ?

Kyrill Nikitine — L'Europe à 29 euros

Annick Steta — La beauté vaut-elle de l'or ?

Marin de Viry — L'amour sous Macron

Critiques

Robert Kopp — Livres – Histoire de la collaboration : la fin de l’ère Paxton

Richard Millet — Cinéma - Trois femmes

Bertrand Raison — Expositions – Au carrefour des Afriques

Olivier Cariguel — Expositions – Hommage aux photographes de guerre

Jean-Luc Macia — Disques – Boulez, un hommage venu du Proche-Orient

Les revues en revue
Annick Steta ; Robert Kopp ; Thomas Gomart ; Sébastien Lapaque — Les revues en revue

Notes de lecture
Stéphane Ratti ; Marie-Laure Delorme ; Charles Ficat ; Sébastien Lapaque ; Olivier Cariguel ; Bertrand Raison

CLAUDEL, Philippe - L'arbre du pays Toraja

"Qu’est-ce que c’est les vivants? À première vue, tout n’est qu’évidence. Être avec les vivants. Être dans la vie. Mais qu’est-ce que cela signifie, profondément, être vivant? Quand je respire et marche, quand je mange, quand je rêve, suis- je pleinement vivant? Quand je sens la chaleur douce d’Elena, suis-je davantage vivant? Quel est le plus haut degré du vivant? "

Un cinéaste au mitan de sa vie perd son meilleur ami et réfléchit sur la part que la mort occupe dans notre existence. Entre deux femmes magnifiques, entre le présent et le passé, dans la mémoire des visages aimés et la lumière des rencontres inattendues, L’Arbre du pays Toraja célèbre les promesses de la vie.

mardi 12 septembre 2017

BOKOV, Nicolas - La tête de Lénine

La Tête de Lénine est un livre marquant dans l’histoire de la littérature : cette satire féroce paraît pour la première fois à Paris en 1972, de manière anonyme. Son auteur vit alors en URSS, où il est très actif dans le samizdat. Réédité chez Laffont en 1982, l’ouvrage participe sans conteste à la déstabilisation de l’Empire soviétique. Dans sa préface à l’édition de 1982, Alexandre Zinoviev écrit : « Ce petit livre est paru à Moscou en samizdat il y a quelques années et il a produit immédiatement une forte impression dans le milieu des lecteurs de la littérature proscrite. Je sais qu’il y circule toujours avec le même succès. Et cela ne m’étonne pas. Je suis en effet convaincu que tout propos sérieux et objectif sur la littérature russe des années 1960 et 1970 ne peut plus, désormais, ignorer La Tête de Lénine. » Dans ce bref roman, un jeune pickpocket moscovite, las de dérober des portefeuilles, décide un jour de voler la tête de Lénine dans le mausolée de la place Rouge. Il y réussit – ce qui n’étonnera personne. Ce qui est étonnant, et encore plus subversif, ce sont les rebondissements qui s’ensuivent… Chez Nicolas Bokov, les statues sont renversées, les masques des puissants arrachés et les institutions ébranlées.

mardi 22 août 2017

MORTON, Claire - L'enfant du lac

Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint- Jean 1933 ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents, comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. Loeanneth, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.

Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désoeuvrée, rouvre le dossier de cette mystérieuse disparition. Au grand dam de l'une des soeurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

dimanche 13 août 2017

FRAISSE, Marie Hélène - L'Eldorado polaire de Martin Frobisher

Pirate à ses heures, le capitaine anglais Martin Frobisher (1535-1594) cherche dans le blanc des cartes, parmi les glaces du Grand Nord canadien, le mythique passage du Nord-Ouest vers la Chine. Il ne le trouvera pas. Ce qu’il découvre en revanche dépasse ses plus folles espérances : les gros blocs d’une pierre noire et brillante à fleur de toundra dont il fait remplir les soutes de son navire sont aurifères.
Telle est du moins l’opinion de quelques alchimistes et orfèvres londoniens de renom dont John Dee, cosmographe et devin de la reine d’Angleterre. Dès lors, un vent de folie balaie la capitale. Lords, grands argentiers du royaume, Élisabeth Ire en personne, se bousculent pour investir dans les mines d’or de cette terre lointaine baptisée Meta Incognita, Frontière de l’Inconnu. Une flotte considérable est armée en hâte pour l’exploiter et la peupler.
Ce chimérique Eldorado polaire, première bulle financière de l’Histoire, illustre à lui seul l’ère de l’exploitation coloniale, dont les abus et les violences s’étendront à tout le continent nord-américain. Les Inuit traités sans ménagement par Frobisher et ses hommes, capturés pour l’amusement des foules et de la Cour, en sont un avant-goût. Le face-à-face de deux mondes ne fait que commencer.

À travers cet épisode méconnu, la journaliste Marie Hélène Fraïssé, spécialiste de l’histoire de l’Amérique coloniale, jette une lumière crue sur les débuts de la globalisation, au fil d’un captivant récit de voyage et d’aventures.

lundi 7 août 2017

GRONDAHL, Jens Christian - Les portes de fer

C'est le portrait d'un homme, de ses remords et de ses désirs les plus profonds, que Jens Christian Grondahl entreprend de brosser en trois moments de vie. Les jeunes années d'abord, la découverte de la littérature et de la langue allemande, l'engagement communiste et la découverte de la sensualité. Un jeune homme romantique et plein d'idéaux, prêt à quitter son confort bourgeois pour rejoindre Erika à Berlin où il découvrira ses premières désillusions.
Arrive ensuite l'âge de raison, le mariage, la naissance de sa fille Julie, et le divorce. Le narrateur a une quarantaine d'années, il est à présent enseignant et accueille un garçon d'origine serbe dans sa classe. Stanko le fascine mais c'est la rencontre avec la mère du jeune homme qui le trouble encore davantage. Passion à nouveau éphémère qui le renvoie à sa condition d'homme solitaire et de père en alternance.
À la veille de ses soixante ans enfin, c'est à Rome que nous le retrouvons. Grand-père depuis peu, le narrateur fait une nouvelle rencontre inopinée, avec une jeune photographe cette fois-ci. Elle l'invite chez elle pour lui montrer son travail avant d'accepter de partir avec lui à Paestum, photographier des ruines encore vivantes?
Les femmes sont omniprésentes dans la vie du narrateur, à chaque basculement dont elles sont souvent à l'origine. Les Portes de Fer parle d'amour et de solitude, mais également du désenchantement de l'individu occidental, de ce drame bourgeois que le grand auteur danois réussit à croquer avec une lucidité et une élégance toutes singulières.

ENARD, Mathias - Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs

Pour les besoins d'une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-S...