Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
lundi 17 août 2020
ARIYOSHI, Sawako - Le crépuscule de Shigezo
samedi 15 août 2020
OGAWA, Yoko - Petits oiseaux
Voici un roman trés original, vraiment singulier, d'une délicatesse poignante sur la complicité de deux frères.
L'aîné ne communique que par le langage des oiseaux, il ne parle aucune autre langue, seul son cadet le comprend.
Est ce un dialecte inventé ou ancestral abandonné par les humains?
Le cadet apprend donc la langue " Pawpaw", afin de communiquer avec son aîné, cet enfant rêveur qui n'emploie que ces mots oubliés par les humains, depuis longtemps....
Les deux garçons restent inséparables et, à la mort de leurs parents, se partagent les tâches.
Le plus jeune travaille dans une résidence, l'aîné se consacre avec bonheur et éfficacité à l'entretien d'une voliére, près de l'école maternelle du village.
La vie pourrait continuer ainsi car ces deux hommes sont trés attachés à leurs traditions, à leur rythme,à leur quartier....
Mais le calme trop évident est toujours le prélude à un drame et Yoko Ogawa instille trés doucement le danger d'une existence immobile...
Ainsi, les deux garçons laissent le monde tourner sans eux, les habitants de leur ville, les enseignants,les commerçants changent au fil du temps, les frères ,eux, n'y prêtent aucune attention....
Une tristesse légère habite, imprégne ce roman sur le temps, sur la liberté,sur la différence, une poésie délicate, surannée, hors du temps, douce et tendre, sur la façon d'appréhender la vie,un univers trés particulier où les sons, les bruits , les habitudes, les chants mélodieux filent la trame étrange, insolite, lente, immobile de cet ouvrage..." Ils vivaient en protégeant leur nid à tous les deux"........
Ou comment vivre autrement?
Ou La différence n'influe pas sur le bonheur...
Ou la solitude peut conduire vers le bonheur et de quelle maniére?Une morale selon laquelle la liberté d'agir importe beaucoup dans l'existence,: liberté d'écouter les roucoulades d'un oiseau à lunettes, liberté d'ouvrir les cages, liberté de s'endormir pour rejoindre à jamais les voix qui se sont tues....
On referme cet ouvrage singulier, d'une grande force, sur la puissance de la nature,les chants mélodieux,les liens indicibles,la solitude,avec la sensation d'avoir côtoyé un peu de la douceur enchanteresse de cet univers là, très particulier!
Une lecture inclassable!
dimanche 9 août 2020
mercredi 5 août 2020
RAGOUGNEAU, Alexis - Opus 77
L’enfant prodige choisit sa voie.
Il suscite espoirs et ambitions.
Le fils trébuche, s’éloigne, ressasse.
Dans son exil, l’enfant devient un homme.
Le fils prodigue, tentant de regagner son foyer, s’égare.
Blessé, il dépérit dans sa prison de béton.
Mais à la différence des tapisseries de New York, ton histoire est en cours ; il nous reste quelques tableaux à écrire, toi et moi, et je ne désespère pas de te faire sortir un jour du bunker. La clé de ton enclos, de ta cellule 77, c’est moi qui l’ai, David. Moi, Ariane, ta sœur. »
jeudi 30 juillet 2020
STHERS, Amanda - Lettre d'amour sans le dire
Tendre, sensuelle, cette lettre est le roman que nous avons entre les mains : l'histoire d'un éveil. Ce qu'Alice n'a pas dit, elle l'écrit magnifiquement. Prête, enfin, à vivre sa vie.
mercredi 29 juillet 2020
SCHOFIELD, Anakana - Martin John
Comme une partition musicale ou un encéphalogramme, ce roman singulier emprunte les rythmes sinueux de la paranoïa du protagoniste et la rigidité de son esprit obsédé. Finaliste au Giller Prize, Martin John a connu un succès populaire et critique exceptionnel dans le monde anglo-saxon
jeudi 23 juillet 2020
De RECONDO, Léonor - Manifesto
Deux narrations s’entrelacent, qui signent le portrait d’un homme dont la jeunesse fut marquée par la guerre civile espagnole et l’exil : celle de Léonor, envahie par les souvenirs et les émotions de la longue veille aux côtés de sa mère, Cécile ; et celle de Félix, dont l’esprit s’est échappé vers les contrées du passé.
Il y a rejoint l’ombre d’Ernesto (Hemingway), qu’il n’a jamais revu depuis les déjeuners du dimanche à Pamplona, alors que lui était encore un petit garçon, dans les années trente. L’écrivain, déjà auréolé de sa gloire, y suivait les courses de toros. Aujourd’hui, toute différence d’âge abolie, Félix se remémore ceux qu’ils ont connus, sa petite enfance à Gernika, les mystérieuses activités politiques de ses oncles dans la maison d’exil des Landes. Il en vient bientôt à évoquer la mort tragique de ses enfants nés avant sa rencontre avec Cécile, et confie à son vieux complice combien sa nouvelle famille l’a aidé à continuer à vivre, dessiner et sculpter. Ernesto, à son tour, lui raconte son besoin d’écrire, Martha et les femmes qu’il ne pouvait s’empêcher de séduire, sa propre fascination pour la mort, son suicide. Mais leur ultime conversation ne s’achèvera pas avant que Félix ait pu montrer à Ernesto le violon que, de ses mains, il fabriqua pour Léonor.
À son chevet, sa fille lui fait écouter une ultime fois leur sonata da Chiesa de Corelli… La musique a tant accompagné leur bonheur, leur pas de deux artistique, depuis que, élève précoce, Léonor apprenait à maîtriser son instrument. Cette même musique ponctue d’une déchirante douceur leur dernière nuit, dont le récit, magnifique tombeau poétique, donne à jamais vie au créateur et au père merveilleux que fut Félix.
ENARD, Mathias - Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs
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