Sur le tournage d'un film du cinéaste octogénaire Inoue, dont le sujet est l'invasion des troupes japonaises sur le territoire chinois, les scènes s'éternisent car le vieil homme ne retrouve pas les lumières de son souvenir. Un jeune décorateur l'observe, alors que son frère plonge dans le coma à la suite d'un règlement de comptes.Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
samedi 19 janvier 2008
TSUJI, Hitonari - En attendant le soleil
Sur le tournage d'un film du cinéaste octogénaire Inoue, dont le sujet est l'invasion des troupes japonaises sur le territoire chinois, les scènes s'éternisent car le vieil homme ne retrouve pas les lumières de son souvenir. Un jeune décorateur l'observe, alors que son frère plonge dans le coma à la suite d'un règlement de comptes.mardi 1 janvier 2008
YOSHIMURA, Akira - Liberté conditionnelle
Après quinze ans d'incarcération, Kikutani bénéficie enfin du principe de libération conditionnelle.Pris en charge par un tuteur, il doit réapprendre à vivre en société, ce qui représente pour lui une angoisse d'autant plus grande qu'il avait parfaitement su s'adapter à la prison.
Incapable de s'éloigner du foyer de réinsertion, Kikutani loue un studio à quelques rues de là, trouve un emploi grâce au soutien de l'institution postcarcérale et se compose peu à peu un quotidien acceptable. Mais, alors que son comportement est en tout point exemplaire, son tuteur lui propose de se remarier. Et soudain tout bascule, malgré ses efforts Kikutani dérive...
YOSHIMURA, Akira - Naufrages
Dans un village isolé entre mer et montagne, une petite communauté tente d’échapper à la misère en entretenant d’étranges coutumes. Isaku n’a que neuf ans lorsque son père part se louer dans un bourg au-delà de la montagne. Devenu d’emblée chef de famille, Isaku se voit attribuer une responsabilité dont il ne peut imaginer les conséquences. Une tempête s’annonçant cette nuit-là, d’immenses feux sont allumés sur la plage. Chargé de surveiller ce rite ancestral, Isaku va assister à l’arrivée d’un navire qui, ayant repéré les feux depuis le large, s’approche de la plage pour échapper au naufrage. Mais une barre rocheuse déchire la mer aux abords du village, et le piège se referme sur ce bateau qui, sous les yeux horrifiés de l’enfant, sombre en offrant à la communauté sa précieuse cargaison. A travers ce récit envoûtant et cruel, Akira Yoshimura évoque la violence presque primitive d’une communauté villageoise totalement isolée dans un Japon hors du temps. S’appuyant sur le cycle des saisons, il décrit les conséquences de cet enfermement sur le destin d’un enfant dont la naïveté ne peut engendrer la révolte ni quelque autre forme de jugement face à la misère.
YOSHIMURA, Akira - Voyage vers les jours lointains
Dans les dédales d'un hôpital, un homme prélève des spécimens osseux sur les cadavres. Enfant, il observait déjà son beau-père qui, après les tremblements de terre, rôdait dans les décombres. La nuit, il sculptait en secret d'inquiétantes miniatures...Un jeune homme en partance pour l'université s'assied sur un banc. Dès lors il ne vivra plus jamais ce à quoi il était destiné.
Un autre le rejoint bientôt et peu à peu l'entraîne vers l'univers du renoncement, celui de l'abandon. Ensemble, ils vont quitter Tokyo, suivre une route lointaine, atteindre la montagne et s'élancer enfin du haut de la falaise dans le grand bleu de la mer.
A travers ces récits, Akira Yoshimura nous entraîne aux confins du monde. Mais la poésie de son écriture est d'une telle beauté que seule s'impose dans nos mémoires l'envoûtante singularité de son imaginaire.
NAIPAUL, V S - A la courbe du fleuve

Les ancêtres de Salim sont des Indiens, venus vivre et prospérer, au siècle dernier, sur la côte Est de l'Afrique. Personne dans sa famille, à part lui, n'a compris combien les temps ont changé depuis le départ des colonisateurs européens. Accompagné du fils d'une ancienne esclave de sa famille, il part pour le coeur du continent noir et devient commerçant dans une ville construite par des Européens, à la courbe du grand fleuve sur l'emplacement d'un ancien établissement arabe, où il n'y a plus d'Arabes et presque plus d'Européens.
À la courbe du fleuve n'est pas seulement l'un des plus grand livres jamais consacrés au continent africain, une peinture d'une impitoyable exactitude, parce que vue de l'intérieur, d'un État d'Afrique noire moderne, avec ses luttes tribales, ses bidonvilles, ses fonctionnaires corrompus et l'incapacité du pouvoir central. C'est aussi un admirable roman de formation.
MURAKAMI, Haruki - Saules aveugles, femme endormie
Jubilatoires, flamboyantes, hypnotiques, ces histoires courtes de Haruki Murakami nous plongent dans un univers délicieusement insolite et drôle, où d'une situation d'apparence anodine peuvent surgir à tout moment le fantastique et l'absurde.
Depuis un an, quand on la prend de court, Mizuki Ando est incapable de se souvenir de son nom. Elle se décide à consulter une psychiatre, loin de se douter qu'un singe cleptomane est à l'origine de son trouble...
Attiré par les deux millions de yens à la clé, un jeune homme se présente à un concours de pâtisserie. Mais qui peut bien se cacher derrière le jury de cette compétition nationale sous haute surveillance ? La reine de beauté d'un lycée promet à son petit ami de faire l'amour avec lui après le mariage. Le temps passe, elle se marie... Avec un autre. Va-t-elle enfin tenir sa promesse ?
En 1971, un jeune homme cuisine sans relâche des spaghettis, qu'il mange seul et en silence. Quand, en décembre, le coup de fil d'une ancienne camarade de classe le sort de sa rêverie italienne...
Des petits contes de notre quotidien, transfigurés par la poésie, l'humour et la grâce de Haruki Murakami, un charme qui agit à chaque page, comme autant de feux d'artifices en plein jour.
ORSENNA, Erik - La révolte des accents

Une jonque qui transporte une troupe de comédiens accoste un jour dans l'île où vivent nos amis Jeanne, son frère Thomas, M. Henri... Le soir même, ils jouent 'Roméo et Juliette', faisant rêver d'amour tous les habitants de l'île. Le lendemain, stupeur ! la jonque est partie. Elle a emporté avec elle les accents et les épices.
L'île découvre alors comme la vie est morne sans eux. Comment avaler, jour après jour, du riz sans safran ? Comment s'émouvoir ou s'émerveiller s'il n'y a plus d'accent aigu sur le e ? Jeanne décide de partir à leur recherche, d'autant plus que son frère s'est embarqué avec la troupe pour travailler comme souffleur. Son périple va la mener jusqu'en Inde, dans une vallée magique où se réunissent chaque année des comédiens du monde entier pour un festival secret de théâtre et d'épices. Ne viendraient-ils pas là pour se faire épicer ? Mais les accents se sont installés plus haut, sur les contreforts de l'Himalaya. Elle a retrouvé Thomas, qui mènera l'expédition jusqu'à la villégiature des accents, où se rassemblent régulièrement tous les accents du monde. Sur ces hauteurs, Jeanne va commencer à découvrir ce que c'est qu'aimer : accentuer sa vie. Elle poursuivra cette exploration dans le prochainlivre qui traitera, avec un chef d'orchestre, de la ponctuation.
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