Lionel Asbo vient d’une banlieue où les garçons prennent le chemin de la prison plus souvent que celui de l’école, et où le pitbull est le meilleur ami de l’homme. Après avoir longtemps œuvré dans le recouvrement de dettes par tous les moyens, il gagne un jour la modique somme de cent quarante millions de livres sterling à la loterie, ce qui lui permet de fréquenter enfin les héros de l’Angleterre contemporaine, les stars de la téléréalité comme celles du monde du football, et lui vaudra l’admiration éperdue de son neveu Desmond, jeune homme sentimental et brillant. Si ce dernier réussit à s’extraire de son milieu, il ne perdra jamais de vue les frasques de son oncle, chroniquées par le menu dans les tabloïds anglais, tout en redoutant qu’il ne découvre la faute impardonnable qu’il a commise au temps de son adolescence. Martin Amis nous offre un portrait au vitriol de l’Angleterre d’aujourd’hui. Ce roman ravageur et terriblement drôle démontre une nouvelle fois la virtuosité verbale de son auteur. Son talent de satiriste et sa capacité à dépeindre l’Angleterre avec tous ses travers sont éclatants.
Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
mardi 29 avril 2014
dimanche 13 avril 2014
SALATKO, Alexis - Folles de Django
Si sa musique est dans toutes les têtes, la vie du plus grand guitariste de jazz, Jean Reinhardt dit Django, elle, est moins connue. Rien ne prédisposait ce gamin né en 1910 dans une roulotte au lieu-dit La Mare aux Corbeaux, près de Charleroi, à devenir le roi du swing. Rien si ce n'est ce caractère hors norme, instinctif, enfantin, capricieux, inspiré... En un mot génial. Parmi les rencontres qui lui ont permis de passer de l'ombre à la lumière, Alexis Salatko recrée trois anges gardiens aux noms de symphonies : Maggie l'Héroïque, Jenny la Pathétique et Dinah la Fantastique. Trois générations de femmes enragées de jazz, folles de Django, qui ont cru en lui et l'ont accompagné au long de sa flamboyante carrière.
Dès l'âge de douze ans, la virtuosité de Django sidère le public des cafés parisiens. Il enregistre son premier disque à dix-huit ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Encore moins déchiffrer une partition. Bientôt, il est invité à jouer à Londres, mais un drame survient qui va bouleverser sa vie : un incendie ravage sa roulotte, brûlant grièvement Django et sa femme. Le couperet tombe à l'hôpital : deux doigts de sa main gauche n'ont pu être sauvés. Il ne jouera plus.
Django ne peut envisager sa vie autrement qu'en musique. « Bien sapé, oisif et admiré de tous » : seule sa guitare peut lui faire toucher l'idéal manouche. Durant les dix-huit mois qu'il passe à l'hôpital, il développe une technique guitaristique unique et fait de son handicap un attribut exceptionnel. Avec le violoniste Stéphane Grappelli, ils créent une musique innovante qui remporte vite un grand succès.
Pendant la guerre, Django est le roi des nuits parisiennes. Mais un Manouche doit se faire discret, et il vaut mieux pour lui filer en zone libre... Après la guerre, Django fait une tournée aux États-Unis, en compagnie de Duke Ellington. À son retour, son jeu est plus inspiré que jamais.
mercredi 9 avril 2014
MARTEL, Yann - L'histoire de Pi
Piscine Molitor Patel, auto-surnommé Pi, n’est pas un débutant en matière d’animaux sauvages. Il est le fils du directeur du zoo de Pondichéry, il connaît la grâce parfois mortelle des plus émérites pensionnaires et fait preuve, comme ses parents et son frère Ravi, de la plus grande des précautions. Mais le destin se joue parfois des apprentissages. Devant les remous politiques qui agitent l’Inde, M. Patel décide de vendre le zoo et de partir pour le Canada. Il emmène avec lui sa famille et quelques grands mammifères pour une traversée de l’océan. Seulement, l’arche de Noé fait naufrage et Pi est le seul membre de la famille à pouvoir grimper sur un canot de sauvetage. Lui et un tigre du Bengale pesant 300 kilos dénommé Richard Parker. Commence alors pour Pi la plus incroyable aventure qui soit…
Un roman d’aventure peut-il se suffire à lui-même ? Entendons par-là, l’intrigue est-elle le nerf de la guerre ? À cette réponse, Yann Martel, comme nombre de ses illustres prédécesseurs (Conrad, Stevenson, Dumas…) répond par la négative. À une intrigue incroyable, ennemie jurée du sommeil, Yann Martel associe deux atouts majeurs : une langue claire et poétique aussi performante dans les moments d’action que dans les évocations du passé et une profondeur psychologique qui confère à ses personnages, et plus particulièrement à son héros, une ampleur mythique. Le tout enrobé d’une érudition envoûtante, qui fait de ce livre un roman passionnant et accorde à son auteur, sans hésitation, le titre d’écrivain brillant. L’Histoire de Pi a d’ailleurs obtenu le Man Booker Prize 2002. --Hector Chavez --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Un roman d’aventure peut-il se suffire à lui-même ? Entendons par-là, l’intrigue est-elle le nerf de la guerre ? À cette réponse, Yann Martel, comme nombre de ses illustres prédécesseurs (Conrad, Stevenson, Dumas…) répond par la négative. À une intrigue incroyable, ennemie jurée du sommeil, Yann Martel associe deux atouts majeurs : une langue claire et poétique aussi performante dans les moments d’action que dans les évocations du passé et une profondeur psychologique qui confère à ses personnages, et plus particulièrement à son héros, une ampleur mythique. Le tout enrobé d’une érudition envoûtante, qui fait de ce livre un roman passionnant et accorde à son auteur, sans hésitation, le titre d’écrivain brillant. L’Histoire de Pi a d’ailleurs obtenu le Man Booker Prize 2002. --Hector Chavez --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
vendredi 28 mars 2014
Princesse Sapho - Le tutu
« Les amateurs éclairés n’ont jamais constitué une foule très dense, et tout porte à croire que les lecteurs habituels de Zola, de Daudet, de Maupassant, de Bourget, de Loti ne prêtèrent guère d’attention aux deux coups de maître que Léon Genonceaux accomplit en moins d’un an : d’abord en décembre 1890, en rééditant Les Chants de Maldoror, puis en novembre 1891, en réunissant pour la première fois, sous le titre de Reliquaire, les poésies d’Arthur Rimbaud. On ne s’est pas mépris en discernant dans ce “héros de l’édition” un personnage “quelque peu picaresque”, un de ces aventuriers du livre, traqués par la police et les créanciers. Le hasard seul m’a fait découvrir ce roman, édité par Genonceaux dans les derniers mois de 1891, et dont l’auteur se dissimule sous le pseudonyme de Princesse Sapho. Tous les personnages du livre sont des excentriques, des extravagants, voire des monstres – au sens propre du mot. Le premier d’entre eux, Mauri de Noirof, épouse une riche héritière obèse et portée sur la boisson, engrosse une femme à deux têtes qui s’exhibait dans les cirques, devient député, ministre de la Justice, et se livre en compagnie de sa mère à des orgies de débris anatomiques. Mauri et Madame de Noirof se délectent des Chants de Maldoror. Mauri les lit à haute voix, ce qui permet à l’auteur du Tutu d’en reproduire plusieurs pages. Pour ma part, je tiens que la Princesse Sapho, signataire de l’ouvrage, doit être identifiée à Léon Genonceaux lui-même. » Pascal Pia — La Quinzaine Littéraire
« Le roman le plus mystérieux du XIXe siècle. Canular grandiose ? Chef-d’œuvre ahurissant ? Entre Lautréamont et Alphonse Allais, un livre centenaire qui laisse stupéfait. Ce roman a quelque chose de génial, une folie fulgurante, un style impressionnant, des phrases comme on en a rarement écrites. » Pierre Enckell — L’Événement du Jeudi
« Délirant, loufoque : un vrai tourbillon qui entraîne “l’humanité qui se gélatinise” dans une spirale iconoclaste. Comme la gélatine des cerveaux existe toujours, ce livre “rhinocérossement” féroce surgit à temps. » André Rollin — Le Canard Enchaîné
« Le Tutu est un cas de pathologie littéraire. On pense parfois aux inventions de Roussel, au ton de Jarry, à Breton qui l’aurait sûrement fait figurer dans son Anthologie de l’humour noir. Peut-être Princesse Sapho l’a-t-elle écrit un soir de cuite — et, à voir le résultat, elle ne risque pas de s’en souvenir. » Jean-Didier Wagneur — Libération
« Le roman le plus mystérieux du XIXe siècle. Canular grandiose ? Chef-d’œuvre ahurissant ? Entre Lautréamont et Alphonse Allais, un livre centenaire qui laisse stupéfait. Ce roman a quelque chose de génial, une folie fulgurante, un style impressionnant, des phrases comme on en a rarement écrites. » Pierre Enckell — L’Événement du Jeudi
« Délirant, loufoque : un vrai tourbillon qui entraîne “l’humanité qui se gélatinise” dans une spirale iconoclaste. Comme la gélatine des cerveaux existe toujours, ce livre “rhinocérossement” féroce surgit à temps. » André Rollin — Le Canard Enchaîné
« Le Tutu est un cas de pathologie littéraire. On pense parfois aux inventions de Roussel, au ton de Jarry, à Breton qui l’aurait sûrement fait figurer dans son Anthologie de l’humour noir. Peut-être Princesse Sapho l’a-t-elle écrit un soir de cuite — et, à voir le résultat, elle ne risque pas de s’en souvenir. » Jean-Didier Wagneur — Libération
vendredi 21 mars 2014
HUSSENET, Emmanuel - Le nouveau monde
Alors que le discours écologique s’essouffle et que les politiques du climat restent sans effet, Emmanuel Hussenet relance le débat en nous touchant au cœur. L’auteur a vingt ans quand il décide de se confronter à la nature sous son aspect le plus rude : la glace. Nouant une relation poétique avec cet élément fascinant, il a su, au fil de ses voyages, observer la société avec recul, et nous livre à travers sa plume aiguisée une réflexion qui donne à l’enjeu du réchauffement climatique une portée inédite. En illustrant son propos par des références littéraires et par son expérience du terrain, il nous amène à une compréhension intime de la nature, de l’aventure et du sacré. Loin des clichés et des batailles de chiffres, cette incursion dans l’Arctique pourrait bien réveiller nos énergies intérieures et nous convaincre de notre capacité à changer le monde. Guide d’expéditions, écrivain et éditeur, Emmanuel Hussenet a réalisé plusieurs ouvrages dans lesquels il met en perspective la nature sauvage des régions polaires et les aspirations humaines. Il est aussi le fondateur de l’association « Les Robinsons des glaces » et l’auteur du court métrage « La voix des glaces » dont le texte est reproduit en dernière partie de ce livre.
lundi 17 mars 2014
MATHESON, Richard - Je suis une légende
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil...Chaque nuit, les vampires le traquent jusqu'aux portes de sa demeure, frêle refuge contre une horde aux visages familiers de ses anciens voisins ou de sa propre femme.Chaque nuit est un cauchemar pour le dernier homme, l'ultime survivant d'une espèce désormais légendaire.
lundi 3 mars 2014
DELACOURT, Grégoire - La première chose qu'on regarde
Face à lui : Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste.
Elle en a vingt-six, et elle a quelque chose de cassé.
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