vendredi 23 mai 2014

POURCHET, Maria - Avancer

D'abord Victoria, jeune personne en quête d'avenir. Peu pressée de cotiser et convaincue que tout arrive, elle est disposée à étudier n'importe quelle offre du Destin ? en dehors du travail. Victoria se tient donc la plupart du temps au balcon, dans un état de vigilance avancée. Sous le même toit, Marc-Ange, quelqu'un d'assez facile à vivre. Jadis professeur de Victoria, il est aujourd'hui son compagnon alors qu'il s'était juré de ne pas tomber dans le panneau. De son prochain, Marc-Ange n'attend rien d'extraordinaire : qu'il aille voir ailleurs s'il y est. Ça ne l'empêche pas d'avoir un fils, le Petit, brillant sujet de dix ans prompt à donner son avis sur des questions extérieures à son champ d'expertise, dans une langue trop recherchée pour être honnête. Qui d'autre? Les Dupont. En ce moment les Dupont ? un jeune, un vieux, l'un poli l'autre non ? vivent sur le trottoir, d'air frais et d'on ne sait quoi. Bref chacun est à peu près à sa place. Pour l'instant. Tout arrive, en effet.

dimanche 11 mai 2014

FISHER, Marc - Le millionnaire

Le jeune homme avait toujours cru que les millionnaires étaient des êtres calculateurs. Il se rendait compte à présent qu'un millionnaire peut être un véritable poète, un rêveur, mais un rêveur lucide qui construit sa vie comme un artiste. Et si être millionnaire c'était se retrouver soudain soulevé d'enthousiasme, prêt à reconquérir tous les terrains perdus, à relever la tête et à croire en sa bonne étoile ? "Respecte tes désirs profonds, même les plus fous, dit le Millionnaire, car ils sont la promesse de ce que tu peux devenir, ils sont la boule de cristal dans laquelle tu peux lire ton avenir." " M. F. Hasard ? Bonne fortune ? Un jeune homme que le sort n'a pas favorisé croise le chemin d'un être étonnant. Un homme riche. Immensément riche. Mais un extravagant. Un enfant. Un sage. C'est le Millionnaire. Ce n'est pas à un cours d'économie, mais à une leçon d'humanisme, de courage et de foi que Marc Fisher nous convie

samedi 10 mai 2014

FOLLETT, Ken - Les piliers de la terre

Dans l'Angleterre du xiie siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles. et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail 
d'historien. Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'eût pas de fin.

jeudi 1 mai 2014

DUBOIS, Jean-Paul - Vous plaisantez, monsieur Tanner

" Eh bien moi, vous me verrez tous les jours de la semaine. - Vous plaisantez, monsieur Tanner. En tout cas, il faut qu'on se mette d'accord : qui est-ce qui va commander ? " Paul Tanner, documentariste animalier, menait une existence paisible avant d'hériter de la maison familiale. Décidé à la restaurer de fond en comble, il entreprend des travaux. Tandis qu'il s'échine sur les sols, les corps de métier défilent. Maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous... tous semblent s'être donné le mot pour lui rendre la vie impossible. Récit véridique d'un chantier, chronique d'un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, Vous plaisantez, monsieur Tanner se lit comme une comédie. Une comédie menée par un narrateur qui ressemble fort à son auteur.

mardi 29 avril 2014

AMIS, Martin - Lionel Asbo, l'état de l'Angleterre

Lionel Asbo vient d’une banlieue où les garçons prennent le chemin de la prison plus souvent que celui de l’école, et où le pitbull est le meilleur ami de l’homme. Après avoir longtemps œuvré dans le recouvrement de dettes par tous les moyens, il gagne un jour la modique somme de cent quarante millions de livres sterling à la loterie, ce qui lui permet de fréquenter enfin les héros de l’Angleterre contemporaine, les stars de la téléréalité comme celles du monde du football, et lui vaudra l’admiration éperdue de son neveu Desmond, jeune homme sentimental et brillant. Si ce dernier réussit à s’extraire de son milieu, il ne perdra jamais de vue les frasques de son oncle, chroniquées par le menu dans les tabloïds anglais, tout en redoutant qu’il ne découvre la faute impardonnable qu’il a commise au temps de son adolescence. Martin Amis nous offre un portrait au vitriol de l’Angleterre d’aujourd’hui. Ce roman ravageur et terriblement drôle démontre une nouvelle fois la virtuosité verbale de son auteur. Son talent de satiriste et sa capacité à dépeindre l’Angleterre avec tous ses travers sont éclatants.

dimanche 13 avril 2014

SALATKO, Alexis - Folles de Django

Si sa musique est dans toutes les têtes, la vie du plus grand guitariste de jazz, Jean Reinhardt dit Django, elle, est moins connue. Rien ne prédisposait ce gamin né en 1910 dans une roulotte au lieu-dit La Mare aux Corbeaux, près de Charleroi, à devenir le roi du swing. Rien si ce n'est ce caractère hors norme, instinctif, enfantin, capricieux, inspiré... En un mot génial. Parmi les rencontres qui lui ont permis de passer de l'ombre à la lumière, Alexis Salatko recrée trois anges gardiens aux noms de symphonies : Maggie l'Héroïque, Jenny la Pathétique et Dinah la Fantastique. Trois générations de femmes enragées de jazz, folles de Django, qui ont cru en lui et l'ont accompagné au long de sa flamboyante carrière.
Dès l'âge de douze ans, la virtuosité de Django sidère le public des cafés parisiens. Il enregistre son premier disque à dix-huit ans. Il ne sait ni lire ni écrire. Encore moins déchiffrer une partition. Bientôt, il est invité à jouer à Londres, mais un drame survient qui va bouleverser sa vie : un incendie ravage sa roulotte, brûlant grièvement Django et sa femme. Le couperet tombe à l'hôpital : deux doigts de sa main gauche n'ont pu être sauvés. Il ne jouera plus. 
Django ne peut envisager sa vie autrement qu'en musique. « Bien sapé, oisif et admiré de tous » : seule sa guitare peut lui faire toucher l'idéal manouche. Durant les dix-huit mois qu'il passe à l'hôpital, il développe une technique guitaristique unique et fait de son handicap un attribut exceptionnel. Avec le violoniste Stéphane Grappelli, ils créent une musique innovante qui remporte vite un grand succès.
Pendant la guerre, Django est le roi des nuits parisiennes. Mais un Manouche doit se faire discret, et il vaut mieux pour lui filer en zone libre... Après la guerre, Django fait une tournée aux États-Unis, en compagnie de Duke Ellington. À son retour, son jeu est plus inspiré que jamais.

mercredi 9 avril 2014

MARTEL, Yann - L'histoire de Pi

Piscine Molitor Patel, auto-surnommé Pi, n’est pas un débutant en matière d’animaux sauvages. Il est le fils du directeur du zoo de Pondichéry, il connaît la grâce parfois mortelle des plus émérites pensionnaires et fait preuve, comme ses parents et son frère Ravi, de la plus grande des précautions. Mais le destin se joue parfois des apprentissages. Devant les remous politiques qui agitent l’Inde, M. Patel décide de vendre le zoo et de partir pour le Canada. Il emmène avec lui sa famille et quelques grands mammifères pour une traversée de l’océan. Seulement, l’arche de Noé fait naufrage et Pi est le seul membre de la famille à pouvoir grimper sur un canot de sauvetage. Lui et un tigre du Bengale pesant 300 kilos dénommé Richard Parker. Commence alors pour Pi la plus incroyable aventure qui soit…
Un roman d’aventure peut-il se suffire à lui-même ? Entendons par-là, l’intrigue est-elle le nerf de la guerre ? À cette réponse, Yann Martel, comme nombre de ses illustres prédécesseurs (Conrad, Stevenson, Dumas…) répond par la négative. À une intrigue incroyable, ennemie jurée du sommeil, Yann Martel associe deux atouts majeurs : une langue claire et poétique aussi performante dans les moments d’action que dans les évocations du passé et une profondeur psychologique qui confère à ses personnages, et plus particulièrement à son héros, une ampleur mythique. Le tout enrobé d’une érudition envoûtante, qui fait de ce livre un roman passionnant et accorde à son auteur, sans hésitation, le titre d’écrivain brillant. L’Histoire de Pi a d’ailleurs obtenu le Man Booker Prize 2002. --Hector Chavez --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

ENARD, Mathias - Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs

Pour les besoins d'une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-S...