Depuis l'enfance, Keiko Furukura a toujours été en décalage par rapport à ses camarades. A trente-six ans, elle occupe un emploi de vendeuse dans un konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. En poste depuis dix-huit ans, elle n'a aucune intention de quitter sa petite boutique, au grand dam de son entourage qui s'inquiète de la voir toujours célibataire et précaire à un âge où ses amies de fac ont déjà toutes fondé une famille. En manque de main-d'oeuvre, la supérette embauche un nouvel employé, Shiraha, trente-cinq ans, lui aussi célibataire. Mais lorsqu'il apparaît qu'il n'a postulé que pour traquer une jeune femme sur laquelle il a jeté son dévolu, il est aussitôt licencié. Ces deux êtres solitaires vont alors trouver un arrangement pour le moins saugrenu mais qui leur permettra d'éviter le jugement permanent de la société. Pour combien de temps...
Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
samedi 14 avril 2018
jeudi 12 avril 2018
D'ORMESSON, Jean - Dieu, sa vie, son oeuvre
Lu jusque page 226, à terminer !!!
Il y a beaucoup de façons de lire ce livre.
Il peut apparaître, successivement et au choix, comme un aperçu de la carrière de Chateaubriand, comme une étude sur Hortense Allart, comme une contribution à la vie et à l'œuvre de Julien Pontarlier. Comme un roman d'aventures, comme un roman policier, comme un roman d'espionnage. Comme une sorte de poème en prose sur les problèmes les plus généraux. Comme une histoire d'amour. Comme une quête des origines, comme une introduction à l'eschatologie. Comme plusieurs autres ouvrages encore et, en fait, comme presque tous, ou plutôt comme tous, que la seule idée de Dieu suffit d'ailleurs largement à couvrir et à justifier. À plusieurs égards et à l'extrême rigueur, comme une autobiographie, non seulement de l'auteur, ce qui est assez courant, mais chose plus rare, du lecteur.
Enfin, pour ceux qui, sous un prétexte ou un autre, ne pourraient - ou ne voudraient - pas lire ce livre sur «Dieu, sa vie, son œuvre», le spectacle de la nature, la vie quotidienne, l'histoire le remplaceraient sans trop de peine.
mardi 3 avril 2018
TREMBLAY, Michel - L'homme qui entendait siffler une bouilloire
Réalisateur consacré, Simon Jodoin voit sa vie basculer à la fin d'un tournage lorsque, dans son oreille, se met à siffler yin bruit étrange, persistant, semblable à celui d'une bouilloire, qui se transforme en une véritable obsession. Impuissant à contrôler l'émotion fébrile qui s'empare de lui, il vit un réel film d'angoisse dont il est à la fois l'acteur et le metteur en scène. Le récit de cette expérience traumatisante, sous la plume d'un généreux écrivain, devient tout un cinéma.
dimanche 1 avril 2018
TOURNIER, Jacques - A l'intérieur du chien
Après la mort de Julia, Jean s'est réfugié dans une maison délabrée aux environs d'Antibes. Il y vit en reclus avec un chien rencontré sur la plage, s'obligeant à murer sa mémoire, à ne plus rien savoir des temps heureux comme des temps de deuils. L'arrivée inattendue d'Agnès va réduire ses efforts à néant. Agnès partageait la vie de Julia avant que Jean ne la rencontre. Ayant appris sa mort et, contrairement à lui, n'ayant rien oublié, elle veut en connaître les circonstances. Jean commence par la rejeter avec une violence insolente, qui est un aveu de faiblesse. Agnès le devine. C'est une musicienne. Elle parvient à le faire céder à travers des musiques qu'ils ont partagées autrefois avec Julia. S'ouvre alors une longue correspondance où Jean, redevenant lui-même, découvre que Julia est toujours présente en lui. Découvre surtout, avec étonnement, que la mémoire n'est pas une ennemie. Ces images retrouvées lui redonnent le goût de vivre. Et lorsqu'il rencontre Agnès, pour une seule nuit, dans un hôtel silencieux de Riquewihr, il est enfin en paix avec sa douleur, son passé, son amour. Une paix qu'Agnès sera incapable d'atteindre. Son deuil est trop récent. Dans la dernière lettre qu'elle adresse à Jean avant de quitter l'hôtel, elle lui laisse entendre qu'elle s'en va rejoindre Julia.
samedi 31 mars 2018
PESSAN, Eric - Cela n'arrivera jamais
Ils sont trois hommes, livrés au grand vide de l’été, hantés par une catastrophe surgie au loin, dans l’Est de l’Europe. Ils sont trois hommes, guère différenciables, qui portent le même prénom un peu étrange : Roman. À bien y regarder, l’un a subi un drame, le deuxième l’a évité, le troisième l’a provoqué. Ce drame est lié à une femme, Claire. D’un clignement de cils, d’un battement d’ailes de papillon, trois mondes sont nés, trois univers parallèles, plus ou moins cloisonnés. Aucun de ces trois hommes ne croit au destin. L’un cherche l’explication du hasard dans les hypothèses les plus poétiques de la science (paradoxe de Schrödinger) ; le deuxième se tourne vers la philosophie (Leibniz) ; le troisième, vers la littérature (sous l’égide de Borges).
Au fait, sont-ils trois fois le même homme ? Trois habitants de trois mondes divergents ? Trois spéculations d’un esprit rongé par le remords ? Trois variations d’un même roman en cours d’écriture ? Et, dans cette dernière hypothèse, qui donc écrit ce livre ?
vendredi 23 mars 2018
ROSNY Ainé, Joseph Henri - L'énigme de Givreuse
« Interrogez-nous séparément sur notre enfance et sur notre jeunesse… Confrontez vos souvenirs avec les nôtres… Vous aurez comme nous la conviction que rien de ce qui est arrivé à l’un n’est étranger à l’autre… RIEN ! »
1914. Deux hommes reprennent conscience sur un champ de bataille. Ils portent le même nom, ils ont les mêmes blessures, les mêmes souvenirs. Cette parfaite similitude ébranle tant la mère que Valentine, la fiancée. Quelle force surnaturelle a dédoublé Givreuse ? Comment, au quotidien, vivre avec cette déconcertante gémellité ?
Passé à la postérité pour ses romans préhistoriques (La Guerre du feu), J.-H. Rosny aîné (1856-1940) est l’un des pères fondateurs de la science-fiction moderne. Cette brillante variation sur le thème – canonique – du double révèle tout un pan de son œuvre aujourd’hui injustement négligé.
mercredi 21 mars 2018
JANVIER, Elena - Au Japon, ceux qui s'aiment ne disent pas je t'aime
Au Japon, ceux qui s'aiment ne disent pas " je t'aime ", mais "il y a de l'amour", comme on dirait qu'il neige ou qu'il fait jour. Tandis qu'en France c'est un franc plaisir de dire "non", c'est presque impossible au Japon. On préfère grimacer à la place : "muzukashii... (c'est difficile...)", qui veut dire exactement la même chose. Singulier aller-retour entre le Japon et la France, ce livre s'attache, sous forme d'abécédaire, à décrire avec légèreté les mille et une différences de nos civilisations. Des petits détails du quotidien à l'univers plus intime des sentiments, il donne une clé inattendue pour déchiffrer les mystères japonais et comprendre, non sans humour, nos façons de vivre et d'aimer.
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