Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
mardi 7 décembre 2010
WILSON, Robert Charles - Spin
Une nuit d'octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l'humanité s'aperçoit que la Terreest entourée d'une barrière à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des milliers de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur la Terre. Mais le plus grave, c'est qu'à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l'humanité n'a plus que quelques décennies à vivre... Chacun des trois adolescents va réagir à sa manière. Génie scientifique, Jason va chercher à comprendre et combattre le phénomène, Diane se réfugier dans une nouvelle religion, tandis que Tyler continuera son parcours comme si de rien n'étais. Grâce aux travaux de Jason, une nouvelle humanité s'installe sur Mars. Ces Martiens auront peut-être le temps, eux, de comprendre ce qui arrive à la Terre. Peut-être...
vendredi 26 novembre 2010
OE, Kenzaburo - Gibier d'élevage
En pleine guerre, un avion américain s'écrase dans les montagnes japonaises. Le rescapé est aussitôt fait prisonnier par les villageois. Or il est noir...
Aux yeux du jeune enfant naïf et émerveillé qui raconte cet épisode, sa nationalité, sa race, sa langue n'en font pas un étranger ou un ennemi, mais une simple bête dont il faut s'occuper.
mercredi 24 novembre 2010
NOSAKA, Akiyuki - Les pornographes
Nulle pornographie, nulle grossière scène de sexe dans ce roman ! Dans le Tôkyô de l'après-guerre, une folle succession d'épisodes picaresques illustre la défense d'un « humanisme » à la japonaise : une bande de compères tranquilles se fait « missionnaire du sexe » et trafiquant-pornographe pour l'art et le bien de l'humanité. Un métier qui vous prépare une place au paradis ! Mishima avait applaudi à ce premier roman insolent et enjoué comme un ciel de midi au dessus d'un dépotoir.
mercredi 17 novembre 2010
RASPAIL, Jean - L'anneau du pécheur
Qui est ce vieux prélat vagabond qui, lorsqu'on l'interroge, répond simplement : «Je suis Benoît» ? Un usurpateur ? Un illuminé ? Pourquoi les Services Secrets du Vatican lancent-ils sur ses traces leur meilleur agent ? Le Saint-Siège se sentirait-il menacé ?
Nous sommes pourtant en 1993. L'autorité de Rome n'est plus contestée depuis le concile de Constance qui dépose Benoît XIII. Le dernier des antipapes d'Avignon, en 1417. La traces des «Benoît» s'est perdue, entre Provence et Aveyron. Le Grand Schisme qui déchira l'Église catholique est oublié. La querelle est éteinte, l'affaire est close. Close à jamais ? Qui donc peut l'affirmer ?
Réveillant une polémique qui remonte au Moyen Age, L'Anneau du pêcheur, oeuvre troublante et visionnaire, dont l'intrigue se noue au cœur d'une histoire de la papauté savamment retracée, sème le doute chapitre après chapitre: et si le vieil homme à bout de forces était en fait le vrai pape ? Tenant à la fois de la fable mystique, du récit d'aventures et du roman d'espionnage religieux, il envoûte par la beauté de son style, la ferveur qui l'anime et l'ingéniosité de sa construction. Plus que jamais, Jean Raspail, défenseur passionné des causes perdues et des traditions oubliées, s'affirme comme un écrivain au talent souverain.
Nous sommes pourtant en 1993. L'autorité de Rome n'est plus contestée depuis le concile de Constance qui dépose Benoît XIII. Le dernier des antipapes d'Avignon, en 1417. La traces des «Benoît» s'est perdue, entre Provence et Aveyron. Le Grand Schisme qui déchira l'Église catholique est oublié. La querelle est éteinte, l'affaire est close. Close à jamais ? Qui donc peut l'affirmer ?
Réveillant une polémique qui remonte au Moyen Age, L'Anneau du pêcheur, oeuvre troublante et visionnaire, dont l'intrigue se noue au cœur d'une histoire de la papauté savamment retracée, sème le doute chapitre après chapitre: et si le vieil homme à bout de forces était en fait le vrai pape ? Tenant à la fois de la fable mystique, du récit d'aventures et du roman d'espionnage religieux, il envoûte par la beauté de son style, la ferveur qui l'anime et l'ingéniosité de sa construction. Plus que jamais, Jean Raspail, défenseur passionné des causes perdues et des traditions oubliées, s'affirme comme un écrivain au talent souverain.
dimanche 7 novembre 2010
RIEL, Jorn - La maison de mes pères, 3, La fête du premier de tout
Ils commencèrent à monter vers la maison et nous pouvions entendre Small Johnson pleurnicher : "J'ai tout gaché. La maison, la fête et tout." Il sanglotait à voix haute. "Et huit bidons de SamSu, Samuel. Huit bidons, Samuel, maintenant on ne peut plus faire de fête."
L'oncle Sam hissa le bras mou de Small Johnson sur son épaule. "Bien sûr qu'on va faire la fête, dit-il. Nous n'avons jamais eu autant de raisons de faire la fête. Nous devons fêter l'arrivée d'Aga et la première fête sans une goutte de Sam-Su. Et nous devons fêter le premier feu qui a flambé dans le foyer, pour ne rien dire du grand foyer à ciel ouvert que nous avons maintenant." "Ça va être une fête à tout casser.
La fête du premier de tout, renchérit Mr Pickerin. Une fête dont on parlera dans tous les districts."
jeudi 4 novembre 2010
QUEFFELEC, Yann - Boris après l'amour
« De ce jour, la vie de Richard Dorval se chargea d’un secret dont il ne put jamais se dépêtrer. Il avait culbuté sa sœur, ce qui n’était pas bien. Il avait aimé la culbuter, ce qui n’était pas bien. Dans le vol Paris-Saigon il s’était promis de recommencer à la première occasion, ce qui n’était pas bien. Une veuve fidèle et pieuse, la mère irréprochable de trois enfants, roulée à trente-six ans comme à dix-huit, pas bien du tout. Ce triple mea culpa se compliqua d’un châtiment naturel quand Albane, enceinte, paniquée, trouva normal de venir là-bas, chez les Moïs, accoucher d’un enfant qu’elle ne voulait ni voir ni jamais se rappeler. Boris, conçu dans une salle de bains versaillaise entre une pelle de plastique rose et une serpillière. Boris, fils d’Albane et de Richard qui s’entendaient comme les doigts de la main. Un peu de champagne, un peu d’eau sur une robe à plumetis un peu sage, et les doigts deviennent fous. Cette grosse blague entre frère et sœur, Boris l’avait prise au sérieux, il avait fait tous les paliers, il était né. »
Versailles, 1968. Boris , sitôt né, sitôt chassé.
Trémazan, 2002. Les Dorval ont toujours belle âme et grande allure. Devenu un vieillard mélancolique, Richard a des idées fixes : retrouver son fils disparu, se débarrasser de sa fortune colossale et porter un dernier coup à la sainte famille, repaire de la filouterie en col blanc. Sa donation entre vifs a de quoi déconcerter le plus rusé de ses héritiers. A l’heure des testaments le maître mot c’est compter, et l’enfant illégitime – un manque à gagner. Les couteaux sont tirés, rien ne va plus. Sur ce, Boris tombe amoureux…
Versailles, 1968. Boris , sitôt né, sitôt chassé.
Trémazan, 2002. Les Dorval ont toujours belle âme et grande allure. Devenu un vieillard mélancolique, Richard a des idées fixes : retrouver son fils disparu, se débarrasser de sa fortune colossale et porter un dernier coup à la sainte famille, repaire de la filouterie en col blanc. Sa donation entre vifs a de quoi déconcerter le plus rusé de ses héritiers. A l’heure des testaments le maître mot c’est compter, et l’enfant illégitime – un manque à gagner. Les couteaux sont tirés, rien ne va plus. Sur ce, Boris tombe amoureux…
lundi 1 novembre 2010
STAALESEN, Gunnar - Les chiens enterrés ne mordent pas
En mission à Oslo, Varg Veum met la main sur une vieille photo représentant quatre hommes attablés devant café et cognac. Quatre convives qui ne sont rien moins qu’un entrepreneur norvégien en vogue, un éminent financier, un magnat de l’industrie d’armement suédois et un encaisseur corrompu. Or, les têtes de ces derniers semblent destinées à tomber aussi vite que dans une partie de Qui est-ce ? mal engagée.
Veum, dans une forme éblouissante, se saisit de cette affaire et, en marathonien chevronné, allonge la foulée. Il court les rues de la capitale, plus ou moins bien accompagné, happé au passage par les souvenirs d’un temps où il faisait bon faire mine d’étudier à Oslo et se promener au bras de jeunes filles chantant Bob Dylan.
Série des Varg Veum
Privé sans client, mari laissé pour compte, Varg Veum ne serait qu’un anonyme perdu dans la foule s’il n’était habité de cette farouche ambition: sortir les jeunes de la came et/ou de la prostitution. Un genre d’idéaliste en somme, un idéaliste qui a parfois recours à des méthodes qui tranchent singulièrement avec la sincérité de ses motifs.
Veum, dans une forme éblouissante, se saisit de cette affaire et, en marathonien chevronné, allonge la foulée. Il court les rues de la capitale, plus ou moins bien accompagné, happé au passage par les souvenirs d’un temps où il faisait bon faire mine d’étudier à Oslo et se promener au bras de jeunes filles chantant Bob Dylan.
Série des Varg Veum
Privé sans client, mari laissé pour compte, Varg Veum ne serait qu’un anonyme perdu dans la foule s’il n’était habité de cette farouche ambition: sortir les jeunes de la came et/ou de la prostitution. Un genre d’idéaliste en somme, un idéaliste qui a parfois recours à des méthodes qui tranchent singulièrement avec la sincérité de ses motifs.
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