mercredi 7 septembre 2011

FOURNIER, Jean-Louis - Histoires pour distraire ma psy

Votre psy pense a vous, mais vous, est-ce que vous pensez à elle ? Est-ce que vous vous mettez parfois à sa place, à elle qui essaie de se mettre à la vôtre ?
Essayez, pour une fois, de lui adoucir la tâche. Arrêtez de toujours vous plaindre, racontez-lui des histoires.
Soyez léger, parfois drôle, au récit de vos angoisses ajoutez quelques facéties.
Soyez celui avec lequel elle ne s'ennuie jamais, celui qui a toujours des choses passionnantes à raconter, celui avec qui les séances sont récréatives et trop courtes.
Celui dont elle puisse se dire plus tard, avec nostalgie :
«C'était un bon client...»
J'ai moi-même essayé de l'être, est-ce que j'ai réussi ?
Demandez à ma psy.

dimanche 4 septembre 2011

YAMADA, Eimi - La chrysalide brisée

Histoire de deux filles que l'enfance a réunies et que l'adolescence séparera. Histoires de rêveries et d'amitiés amoureuses, de jeux interdits, de jalousies, de disputes autour d'un premier amour et de jardins secrets encore bruissant de maladresses enfantines. Quand se déploient déjà les tempêtes, les joies violentes et les chagrins ravageurs du monde des adultes.

samedi 3 septembre 2011

MUKODA, Kuniko - Menteur !

Mukôda a le don de raconter des histoires.
Et chez elle, ce sont toujours des histoires de famille, de femmes dévoratrices, de pères tricheurs, de trahisons secrètes et de revanches.
Personne n'en sort blanc comme neige.
Dans La Lucarne, Eguchi se souvient de son père, un homme chétif que sa femme Taka à la vitalité débordante trompait. La fille d'Eguchi est le vivant portrait de Taka mais elle, c'est son mari qui la trompe. C'est ainsi qu'au poker menteur de la vie, les cartes changent de main selon un hasard ironique.
Hasard et non destin, car ces nouvelles de la vie familière mettent en scène des personnages aux tragédies pitoyables, et les révélations qu'elles leur apportent sur eux-mêmes et les autres les découvrent semblables " à la souris apprivoisée qui pousse sa petite roue dans la cage ".

vendredi 5 août 2011

MURAKAMI, - Sommeil

Une jeune femme, mariée et maman d’un petit garçon, se trouve frappée d’insomnie, de façon aussi soudaine qu’inexplicable. Ayant déjà été victime de ce phénomène, elle n’en parle à personne, pas même à son mari qui, lui, dort sans problème toute la nuit. Elle continue à mener sa vie diurne sans changement, sans jamais ressentir la moindre envie, ni le moindre besoin d’un sommeil réparateur. Au contraire, plus ses nuits d’insomnie se prolongent, plus elle se sent en forme.
Dans l’incapacité désormais de trouver le sommeil, elle s’installe chaque nuit sur son canapé avec un verre de cognac et commence à lire. En relisant Anna Karénine, elle retrouve ses émotions d’antan, d’avant son mariage, pour lequel elle se rend compte avoir renoncé à beaucoup de choses.
"Je voulais lire Anna Karénine en mangeant du chocolat, comme autrefois. Je sentais dans mon corps une soif intense de chocolat.
Bientôt, elle ne pense plus qu’à se replonger dans son roman, retrouver Anna et Vronski, au détriment des désirs de son mari.
"De dix heures du soir à six heures du matin, mon temps n’appartenait plus qu’à moi."
Elle vit ainsi, dans une sorte d’état de grâce, pendant dix-sept nuits … Et pourtant, un sentiment de danger, initié par le rêve bizarre et un peu sinistre qui marque le début de l’insomnie, s’installe au fil des pages et prend toute son ampleur dans la dernière partie.

lundi 1 août 2011

TSUJI, Hitonari - La lumière du détroit

«La maison d'arrêt d'Hakodate était l'unique établissement pénitentiaire du Japon proposant des cours d'entraînement naval. Cette année-là, dix détenus devaient bénéficier de cette formation et je découvris avec stupeur parmi eux un de mes anciens condisciples de classe. Je fus plus abasourdi encore par le fait que cet ancien camarade n'était autre qu'Osamu Hanai...»
Saitô, le narrateur, un des gardiens de la prison, apprend que le nouveau prisonnier a agressé et grièvement blessé au couteau un passant dans la rue, sans raison aucune. Il se souvient alors du petit garçon qui le terrorisait autrefois et avait fait de lui son souffre-douleur. Dix-huit ans se sont écoulés et Saitô, fasciné, va voir Hanai, pervers, manipulateur, imposer comme autrefois sa loi à tout son entourage.
Et la question qui ne va pas cesser de le tourmenter, de l'obséder, c'est de savoir si Hanai l'a reconnu ou non. On ne le découvrira qu'à la fin surprenante de ce bref et implacable roman.

jeudi 28 juillet 2011

MATTI YRJANA JOENSUU - Harjunpaa et le prêtre du mal

À Helsinki, prendre le métro devient de plus en plus dangereux. Quand on retrouve le cadavre d’un homme pris sous une rame, le premier réflexe des policiers est de penser à un suicide. Mais l’inspecteur principal Timo Harjunpää n’y croit pas. Pour lui, pas de doute, il s’agit d’un crime prémédité et méthodique... Alors qu’il s’active, à l’abri d’un local désaffecté perdu dans le réseau ferré de la capitale finlandaise, un illuminé se prend pour le prophète d’une divinité tellurienne en l’honneur de qui il doit commettre des sacrifices. La prochaine victime est déjà choisie... Pris dans une course sanglante contre la montre, Harjunpää arrivera-t-il à déjouer les maléfices du prêtre du mal ?

jeudi 14 juillet 2011

TSUJI, Hitonari - Pianissimo, pianissimo

Dans un collège gigantesque de Tokyo, des élèves disparaissent mystérieusement. Une fillette a été tuée, il y a trois ans. Et voici qu'un nouvel enlèvement vient d'être commis. Le bruit court que les fantômes hantent les couloirs et les classes. Tôru, enfant introverti et solitaire, pense le monde dominépar ce qu'il appelle la 'grisaille'. Il a pour seul ami Hikaru, garçon espiègle qui commente avec des sarcasmes ses moindres faits et gestes, mais qu'il est le seul à voir. Il est aussi fasciné par Shirato, qui s'habille en fille et avec qui il va nouer une relation troublante. Dans cette atmosphère inquiétante etsurréaliste, sous la haute surveillance de la police et des journalistes, Tôru vit ses rêves et ses angoisses. Et souvent s'attarde dans la réalité virtuelle que lui offre Internet. À la maison, ce n'est guère mieux : ses parents sont, sous son regard, transformés en monstres grotesques qu'il surnomme les 'Beurk'! Tourmenté par le fantôme de Kirishima – la victime du tueur –, accompagné par son double invisible Hikaru, Tôru va être lui-même attaqué. Mais sommé de décrire son agresseur, il fait naître le doute chez les policiers, avant de plonger dans le monde de l'au-delà, qui occupe le sous-sol du collège et où règnent les morts-vivants.

ENARD, Mathias - Le banquet annuel de la confrérie des fossoyeurs

Pour les besoins d'une thèse sur « la vie à la campagne au XXIe siècle », un étudiant en anthropologie prend ses quartiers à La Pierre-S...