Juste pour mémoriser mes lectures. Aucun jugement... Affichage de la 4ème de couverture.
mardi 13 septembre 2011
FOURNIER, Jean-Louis - Le petit Meaulnes
Comme je m'appelle Fournier, on me demande quelquefois si ce n'est pas moi qui ai écrit Le Grand Meaulnes. Je suis bien obligé de répondre non, et chaque fois je sens que je déçois. Pour cette raison j'ai décidé d'écrire Le Petit Meaulnes. Maintenant, je peux répondre : " Je n'ai peut-être pas écrit Le Grand Meaulnes, mais j'ai écrit Le Petit Meaulnes. " Quand on lit le titre : Petit Meaulnes, on croit d'abord à une énorme faute d'impression, un lapsus d'imprimeur ou, pire, un jeu de mots provocateur destiné à faire rire. Ce n'est pas le cas. Le Petit Meaulnes existe, je l'ai rencontré. La première fois c'était à la page 11 du Grand Meaulnes en édition de poche. Il y fait un passage éclair. On a tout juste le temps d'apprendre qu'il s'appelle Antoine, qu'il est le cadet du Grand Meaulnes et qu'il est mort jeune. La seconde fois c'était beaucoup plus tard, après sa mort, dans les souvenirs qu'il a laissés.
lundi 12 septembre 2011
FOLLETT, Ken - Apocalypse sur commande
La grande faille de Californie, point faible de l'écorce terrestre, est le lieu de fréquents séismes. Celui qui vient d'avoir lieu, de faible intensité, aurait pu passer inaperçu s'il n'avait été revendiqué par des terroristes. Revendication que ni le FBI ni la police ne prennent au sérieux. Seul le sismologue Michael Quercus est troublé, car tout indique que ce tremblement de terre a été provoqué artificiellement. C'est alors qu'un deuxième séisme ébranle une petite ville, tue les habitants, détruit les maisons, provoque la panique, et que de mystérieux « Soldats du Paradis » menacent d'en provoquer un troisième, apocalyptique.Aussi à l'aise dans l'anticipation scientifique que dans l'espionnage ou la fresque historique, l'auteur des Piliers de la Terre et du Troisième Jumeau nous entraîne ici dans un scénario-catastrophe terrifiant et parfaitement plausible
mercredi 7 septembre 2011
FOURNIER, Jean-Louis - Histoires pour distraire ma psy
Votre psy pense a vous, mais vous, est-ce que vous pensez à elle ? Est-ce que vous vous mettez parfois à sa place, à elle qui essaie de se mettre à la vôtre ?
Essayez, pour une fois, de lui adoucir la tâche. Arrêtez de toujours vous plaindre, racontez-lui des histoires.
Soyez léger, parfois drôle, au récit de vos angoisses ajoutez quelques facéties.
Soyez celui avec lequel elle ne s'ennuie jamais, celui qui a toujours des choses passionnantes à raconter, celui avec qui les séances sont récréatives et trop courtes.
Celui dont elle puisse se dire plus tard, avec nostalgie :
«C'était un bon client...»
J'ai moi-même essayé de l'être, est-ce que j'ai réussi ?
Demandez à ma psy.
Essayez, pour une fois, de lui adoucir la tâche. Arrêtez de toujours vous plaindre, racontez-lui des histoires.
Soyez léger, parfois drôle, au récit de vos angoisses ajoutez quelques facéties.
Soyez celui avec lequel elle ne s'ennuie jamais, celui qui a toujours des choses passionnantes à raconter, celui avec qui les séances sont récréatives et trop courtes.
Celui dont elle puisse se dire plus tard, avec nostalgie :
«C'était un bon client...»
J'ai moi-même essayé de l'être, est-ce que j'ai réussi ?
Demandez à ma psy.
dimanche 4 septembre 2011
YAMADA, Eimi - La chrysalide brisée
Histoire de deux filles que l'enfance a réunies et que l'adolescence séparera. Histoires de rêveries et d'amitiés amoureuses, de jeux interdits, de jalousies, de disputes autour d'un premier amour et de jardins secrets encore bruissant de maladresses enfantines. Quand se déploient déjà les tempêtes, les joies violentes et les chagrins ravageurs du monde des adultes.
samedi 3 septembre 2011
MUKODA, Kuniko - Menteur !
Mukôda a le don de raconter des histoires.
Et chez elle, ce sont toujours des histoires de famille, de femmes dévoratrices, de pères tricheurs, de trahisons secrètes et de revanches.
Personne n'en sort blanc comme neige.
Dans La Lucarne, Eguchi se souvient de son père, un homme chétif que sa femme Taka à la vitalité débordante trompait. La fille d'Eguchi est le vivant portrait de Taka mais elle, c'est son mari qui la trompe. C'est ainsi qu'au poker menteur de la vie, les cartes changent de main selon un hasard ironique.
Hasard et non destin, car ces nouvelles de la vie familière mettent en scène des personnages aux tragédies pitoyables, et les révélations qu'elles leur apportent sur eux-mêmes et les autres les découvrent semblables " à la souris apprivoisée qui pousse sa petite roue dans la cage ".
Et chez elle, ce sont toujours des histoires de famille, de femmes dévoratrices, de pères tricheurs, de trahisons secrètes et de revanches.
Personne n'en sort blanc comme neige.
Dans La Lucarne, Eguchi se souvient de son père, un homme chétif que sa femme Taka à la vitalité débordante trompait. La fille d'Eguchi est le vivant portrait de Taka mais elle, c'est son mari qui la trompe. C'est ainsi qu'au poker menteur de la vie, les cartes changent de main selon un hasard ironique.
Hasard et non destin, car ces nouvelles de la vie familière mettent en scène des personnages aux tragédies pitoyables, et les révélations qu'elles leur apportent sur eux-mêmes et les autres les découvrent semblables " à la souris apprivoisée qui pousse sa petite roue dans la cage ".
vendredi 5 août 2011
MURAKAMI, - Sommeil
Une jeune femme, mariée et maman d’un petit garçon, se trouve frappée d’insomnie, de façon aussi soudaine qu’inexplicable. Ayant déjà été victime de ce phénomène, elle n’en parle à personne, pas même à son mari qui, lui, dort sans problème toute la nuit. Elle continue à mener sa vie diurne sans changement, sans jamais ressentir la moindre envie, ni le moindre besoin d’un sommeil réparateur. Au contraire, plus ses nuits d’insomnie se prolongent, plus elle se sent en forme.
Dans l’incapacité désormais de trouver le sommeil, elle s’installe chaque nuit sur son canapé avec un verre de cognac et commence à lire. En relisant Anna Karénine, elle retrouve ses émotions d’antan, d’avant son mariage, pour lequel elle se rend compte avoir renoncé à beaucoup de choses.
"Je voulais lire Anna Karénine en mangeant du chocolat, comme autrefois. Je sentais dans mon corps une soif intense de chocolat.
Bientôt, elle ne pense plus qu’à se replonger dans son roman, retrouver Anna et Vronski, au détriment des désirs de son mari.
"De dix heures du soir à six heures du matin, mon temps n’appartenait plus qu’à moi."
Elle vit ainsi, dans une sorte d’état de grâce, pendant dix-sept nuits … Et pourtant, un sentiment de danger, initié par le rêve bizarre et un peu sinistre qui marque le début de l’insomnie, s’installe au fil des pages et prend toute son ampleur dans la dernière partie.
Dans l’incapacité désormais de trouver le sommeil, elle s’installe chaque nuit sur son canapé avec un verre de cognac et commence à lire. En relisant Anna Karénine, elle retrouve ses émotions d’antan, d’avant son mariage, pour lequel elle se rend compte avoir renoncé à beaucoup de choses.
"Je voulais lire Anna Karénine en mangeant du chocolat, comme autrefois. Je sentais dans mon corps une soif intense de chocolat.
Bientôt, elle ne pense plus qu’à se replonger dans son roman, retrouver Anna et Vronski, au détriment des désirs de son mari.
"De dix heures du soir à six heures du matin, mon temps n’appartenait plus qu’à moi."
Elle vit ainsi, dans une sorte d’état de grâce, pendant dix-sept nuits … Et pourtant, un sentiment de danger, initié par le rêve bizarre et un peu sinistre qui marque le début de l’insomnie, s’installe au fil des pages et prend toute son ampleur dans la dernière partie.
lundi 1 août 2011
TSUJI, Hitonari - La lumière du détroit
«La maison d'arrêt d'Hakodate était l'unique établissement pénitentiaire du Japon proposant des cours d'entraînement naval. Cette année-là, dix détenus devaient bénéficier de cette formation et je découvris avec stupeur parmi eux un de mes anciens condisciples de classe. Je fus plus abasourdi encore par le fait que cet ancien camarade n'était autre qu'Osamu Hanai...»
Saitô, le narrateur, un des gardiens de la prison, apprend que le nouveau prisonnier a agressé et grièvement blessé au couteau un passant dans la rue, sans raison aucune. Il se souvient alors du petit garçon qui le terrorisait autrefois et avait fait de lui son souffre-douleur. Dix-huit ans se sont écoulés et Saitô, fasciné, va voir Hanai, pervers, manipulateur, imposer comme autrefois sa loi à tout son entourage.
Et la question qui ne va pas cesser de le tourmenter, de l'obséder, c'est de savoir si Hanai l'a reconnu ou non. On ne le découvrira qu'à la fin surprenante de ce bref et implacable roman.
Saitô, le narrateur, un des gardiens de la prison, apprend que le nouveau prisonnier a agressé et grièvement blessé au couteau un passant dans la rue, sans raison aucune. Il se souvient alors du petit garçon qui le terrorisait autrefois et avait fait de lui son souffre-douleur. Dix-huit ans se sont écoulés et Saitô, fasciné, va voir Hanai, pervers, manipulateur, imposer comme autrefois sa loi à tout son entourage.
Et la question qui ne va pas cesser de le tourmenter, de l'obséder, c'est de savoir si Hanai l'a reconnu ou non. On ne le découvrira qu'à la fin surprenante de ce bref et implacable roman.
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