La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt.
Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice.
Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer.
L'amour fou, Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux. Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge, la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase.
Un jour, Lu Wei confie à M. de La Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours.
Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de La Tour. Une femme aussi.
Des premiers puits américains jusqu'à nos jours, une passionnante relecture de l'histoire moderne à l'aune du lien, sans cesse resserré, qui unit l'homme au pétrole. Remarquablement documentée, emmenée sur un rythme haletant, cette grande histoire du pétrole se lit comme un roman.Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu'à la quête frénétique d'un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les " Sept Soeurs ") jusqu'au pétrole de schiste, Or noir retrace l'irrésistible ascension de la plus puissante des industries.
Dans cette fresque passionnante, on croise les personnages centraux des cent dernières années – Churchill, Clemenceau, Roosevelt, Staline, Hitler, De Gaulle, Kissinger, sans oublier les présidents George Bush père et fils... –, mais aussi John Rockefeller, probablement l'homme le plus riche de tous les temps, ainsi que des personnalités moins connues ayant joué des rôles décisifs, tels Calouste Gulbenkian, Abdullah al-Tariki ou Marion King Hubbert. Ce livre éclaire d'un jour inattendu des événements cruciaux – l'émergence de l'URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d'Irak, la crise de 2008, etc. –, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l'origine des plus grands déchaînements du siècle passé, comme du sucre versé sur une fourmilière.
Jusqu'à une date récente, l'emprise du pétrole s'oubliait ; elle allait tellement de soi. Croissance, climat, guerre, terrorisme : cette emprise ressurgit aujourd'hui à travers de gigantesques menaces.
Or notre avenir dépend de celui que nous donnerons au pétrole, ou bien de celui qu'il nous imposera. La fin du pétrole, en tant que carburant de l'essor de l'humanité, devrait se produire bien avant que ce siècle ne s'achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin va nous conduire...Prix Spécial de l'Association des Économistes de l'Énergie 2016
Par une belle journée d’avril 1943, dans les laboratoires Sandoz à Bâle,
c’est un accident de manipulation qui permet au professeur Albert
Hofman de se rendre compte de la puissance du diéthyllysergamide, cette
molécule qu’il a réussi à synthétiser à partir de l’ergot. Intrigué par
sa propre réaction suite à l’ingestion involontaire du produit, le
chimiste fonde immédiatement de grands espoirs thérapeutiques sur sa
découverte. Mais c’est seulement près de 20 ans plus tard et de l’autre
côté de l’Atlantique, dans le département de psychologie de l’université
de Harvard, que l’on s’intéressera vraiment au potentiel de ce qui est
encore considéré comme un médicament et qui deviendra une drogue à la
mode connue sous le nom de LSD.
Fitz est justement étudiant de cette
prestigieuse université en 1962 quand son directeur de thèse, Tim Leary,
commence des expérimentations avec la fameuse molécule produite par
les laboratoires Sandoz. Malgré sa situation financière précaire - sa
femme Joanie a arrêté ses études quand elle est tombée enceinte et son
salaire de bibliothécaire ne permet pas à la petite famille de vivre
correctement - Fitz est irrésistiblement attiré par le petit cercle qui
gravite autour de Tim Leary et de son collègue Dick Alpert et se réunit
tous les samedis soirs lors de « séances » visant l’élargissement des
consciences. Très vite, lui et son épouse sont happés par l’expérience
hallucinatoire et psychédélique, et cherchant à la renouveler le plus
souvent possible, une vie en dehors de la petite communauté de fidèles
leur paraît bientôt impossible. Lorsque les autorités académiques de
Harvard finissent par exclure Tim et Dick à cause de l’absence de
rigueur scientifique de leurs travaux, mais aussi parce que la presse a
commencé à s’émouvoir de leurs pratiques, ils n’hésitent pas longtemps
avant de rompre les amarres. Avec une douzaine d’autres fidèles ils
déménagent à Millbrook, dans le nord de l’État de New York, et
s’installent dans une grande bâtisse qu’on prête à Tim afin qu’il puisse
aller au bout de ses « recherches ». Mais si le sexe et les « trips
» dominent le quotidien d’une communauté désormais incapable de vivre
sans les prises régulières de LSD (appelé « le sacrement »), ils
mettent aussi à rude épreuve le couple de Joanie et Fitz, ainsi que
l’avenir de leur fils Corey…
À travers ce saisissant portrait de
groupe, T.C. Boyle fait revivre une époque, celle du début des années
60, quand Aldous Huxley, J.F. Kennedy, John Coltrane et les Beatles
faisaient la une des journaux, ce moment de l’Histoire où toute une
génération éprise de liberté avait imaginé que les psychotropes
permettraient à l’humanité tout entière de vivre une autre vie.
Dans le lourd manoir aux sombres boiseries, Miss Jan s’apprête à devenir
Virginia. Mais naître fille, à l’époque victorienne, c’est n’avoir pour
horizon que le mariage. Virginia Woolf dérogera à toutes les règles.
Elle fera œuvre de ses élans brisés et de son âpre mélancolie. La
prose formidablement évocatrice d’Emmanuelle Favier, l’autrice du
Courage qu’il faut aux rivières, fait de cette biographie subjective un
récit vibrant, fiévreux, hypnotique.
Les agents, reclus dans leurs box, surveillent les millions de données
qui s'affichent sur leurs écrans. Ils veillent à la bonne marche d'un
monde qui tourne sans eux. Les hautes tours de verre d'un autre siècle
sont devenues leur lieu de travail et de survie : tous les jours, ils
luttent pour conserver leur poste, au risque d'être tués ou, pire, jetés
à la rue. Car dehors règnent l'animalité, le désordre, l'inconnu. À
l'étage de la tour 122 de la tour 35S du quartier sud, Laszlo et sa
guilde sont prêts à tout pour défendre leur territoire violence armée,
ruse, stratégie. Jusqu'au jour où se présente le remplaçant d'un agent
s'étant défenestré...Avec Les agents, Grégoire Courtois signe un roman
dystopique aux accents kafkaïens, dans la lignée des oeuvres de Philip
K. Dick et de J. G. Ballard, sur un monde dans lequel l'aliénation du
travail est devenue loi.
J'y
ai trouvé dans cette histoire de soeurs fusionnelles beaucoup de
lourdeur et de détails assez peu cohérents. Une absence d'émotion et
d'humour que j'aime pourtant tant avec cette Marianne belge. Amélie nous
sert ses ingrédients préférés : du vocabulaire sorti de la cuisse de Shakespeare
en veux tu en voila, ses habitudes coriaces et répétitives autour du
champagne et du mot pneu qui ici prend vraiment beaucoup de place. Ça
démarrait plutôt bien. J'ai aimé cette petite Tristane qui souffre d'un
manque d'amour de la part de ses parents qui se vouent un attachement
exclusif: le couple avant et envers contre tout et tous. La petite
Tristane promet à genoux de bien s'occuper de l'enfant à naître afin de
convaincre sa mère d'enfanter à nouveau. Ainsi nait Laeticia, prise en
charge par sa soeur. Un lien indéfectible se crée entre ces deux soeurs
et advient dés lors : le livre des soeurs. L'une voudra devenir rockeuse et l'autre présidente de la République. Pourquoi pas.
T.C. Boyle, en maître incontesté de la forme courte, explore une grande
variété de thèmes dans ce nouveau recueil. D'une plume acérée, il nous
parle du monde d'aujourd'hui et de demain, des nouvelles technologie et
d'écologie, mais toujours en portant une attention particulière aux
couples. Ceux qui se forment par hasard quand on est voisins, ou ceux
qui sont soumis à rude épreuve par une invasion de fourmis géantes.
Certains profitent d'un tsunami annoncé pour se rapprocher, quand
d'autres se désagrègent à cause d'une voiture volée et d'un chien
disparu. D'autres encore doivent faire face au changement climatique qui
menace leur survie. Les nouvelles de Boyle se situent au temps présent
ou dans un futur proche, et les préoccupations intimes de ses
protagonistes croisent des questions politiques et sociétales de manière
toujours surprenante. Boyle possède une voix bien à lui, et les huit
nouvelles rassemblées ici en sont une nouvelle et éclatante preuve.